Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 12:49

Vous voulez plaire?

Loi 2:trouvez le bon moment

 
L’inconscient est très présent dans la vie quotidienne de l’humain. Il est le conducteur ignoré de nos actes. Très souvent, on peut tomber dans le charme d’une personne par des actes très banales, mais qui sont venus au bon moment. Dans notre physiologie, il y a des mécanismes appelés stimuli qui altèrent et modifient nos pensées sans qu’on ne s’en rende compte dès fois. Les stimuli créent des conditions idéales aux affections pour la personne concernée.

 
Des études montrent que nous pouvons trouver une personne plus attirante physiquement quand nous l’aimons, et que nous avons aussi tendance à aimer davantage une personne que nous trouvons attirante.
 Ainsi en vous associant des stimuli agréables votre interlocuteur commencera à éprouver pour vous un sentiment favorable. Par exemple: vous décrochez un poste que désirez depuis des années. C’est un grand évènement pour vous! Une joie à fêter et à partager! Vous aurez tendance à établir un lien entre cette impression favorable et une personne qui se trouvera près de vous au même moment et, donc, vs aimerez cette personne davantage.
Inversement, si vous venez de perdre votre job, vous ferez inconscienmment des personnes qui vous entourent les victimes de cette situation, dans le sens où vous aurez tendance à les aimer moins.


 Tout cela s’exerce dans votre inconscient. Biensûre qu’associer un stimuli favorable à une personne ne suffit pas pour avoir un sentiment favorable. Mais, croyez-moi, il y a un grand début à tout; c’en est un dans le cas présent. Cela est d’autant plus vrai qu’il y a des évènements qu’on ne oublie jamais de sa vie. Et, l’évènement et les personnes qui y ont pris part restent à jamais gravés dans notre mémoire. Que cela soit du positif ou du négatif!
  Je me rappelle, quand j’ai fait mon baccalauréat. Le jour de la proclamation des résultats, j’étais arrêté avec une fille que je ne connais pas du tout. Mais, quand le journaliste a prononcé mon nom à la radio et que j’ai fait savoir qu’il s’agit de moi, la fille a crié de joie: elle m’a pris et a voulu me soulever en l’air, inconsciemment. Elle était là juste à côté, plus proche de moi au moment de cette joie. Et mieux, elle a partagé cette oeuphorie avec moi. Aujourd’hui, à chaque fois que je me rappelle de ce jour de ma vie, je peux pas m’empêcher de penser à cette fille inconnue, je ne peux pas la dissoudre de cette joyeuse partie de ma vie. De même, à mon papa qui, tellement content et fier de moi, a oublié son bonnet pour faire trois cents mètres environ afin d’aller informer  ma maman qui était en public. Le même jour, mes amis m’ont fait rôdé tout le quartier pour me présenter même aux passants inconnus: question de s’amuser!! Ce sont des images qui resteront toujours dans mon esprit. Vous voyez! On ne se rend pas compte de l’effet qu’on peut laisser sur quelqu’un en partageant ces moments de bonheur. Pourtant, c’est une occasion en or de se faire de bonnes idées de se faire apprécier des autres

 
  Cherchez toujours les bons moments et profitez des bons moments pour vous rapprocher des gens, partager leur bonne humeur. Vous n’en sortirez qu’heureux.
N’est-ce pas pour ça que les activités sociales sont inscrites dans toutes les sociétés et les ères de l’humanité. Car, c’est l’occasion de rester près des personnes en festin et partager le bonheur vécu avec eux (baptème, mariage, fête,...)


  Le visage permet de savoir si une personne est de bonne humeur.
 Le regard est un signe éloquent. Quand une personne est de bonne humeur, elle a tendance à regarder davantage son interlocuteur dans les yeux. Au contraire, quand elle est de mauvaise humeur, elle a tendance à diriger son regard vers le sol ou à le faire fuir de l’interlocuteur.

Si vous voulez vs faire aimer de quelqu’un, tâchez de lui parler souvent au moment où il a de sentiments favorables ou quand il est enthousiasmé par quelque chose. Une relation s’établira dans son inconscient entre ses émotions et vous, et ainsi, cette personne développera envers vous des sentiments poitifs!

 

Par IBRAHIMA AHMED
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 15:52

Ne laisse personne te dire que tu ne réussiras pas!

 

   Entre amis, familles, connaissances personnes de passages, on peut toujours rencontrer quelqu'un quelque part qui essaiera de t'innoculer le virus de l'échec, le mal de l'être, la faiblesse du moral. Il y en a qui, à la première difficulté rencontrée, expire un ouff de désolation pour avouer l'incapacité d'aller au bout du chemin, ils s'injectent le venin d'abandon et de la defaite. Ils abandonnent, ils se désolent, ils avouent leur échec, ils baissent les bras, ils s'abandonnent merutris!

 

  De telles personnes, je ne souhaite pas leur compagnie, par peur que je ne prenne quelque chose de leur esprit et nuire à une partie de mon énergie, à ma fougue de réussir. De loin, je préfère m'éloigner d'eux. Je préfère trouver d'autres personnes en compagnie des quels je crains pas m'affaiblir, si je n'augmente pas en espoir, en énergie et en positivité. J'aime toujours me diriger vers des gens, des endroits qui me facilite les conditions d'un souffle moral, d'une dose de courage de plus; vers des gens et des endroits qui me procurent de l'énergie. De l'énergie. C'est la vitalité de la vie. Autant on en a, autant on avance. Elle diminue: on dimune, on ralentit, on s'arrête et stagne et on meurt (car n'ayant plus d'énergie). 

 

   Vous avez une idée maintenant du pourquoi qui me fait éloigner de ces personnes?

 

 Souvent, quand on est en situation critique, en situation d'épreuve, quand on est en face d'un escalier à grimper, on a besoin d'encouragement, on a besoin davantage d'énergie pur monter la pente. eT, c'est souvent en ce moment qu'intervient votre compagnon, la personne qui partage ces réalités avec vous. S'il s'agit dun alarmiste, vous risquez de passer votre journée à pluerer sur votre sort. s'il s'agit d'un brave courageux et positif, vous allez toujours vous rappelez d'autres épreuves franchies et prendre conscience que la présente épreuve n'est que la prevue de votre force et qu'elle constitue une partie de vos réussites successives. Maintenant, si vous la mal chance d'avoir à côté un défaitiste et negativiste qui perd ses forces à la seconde qu'il met son regard sur la difficulté rencotrée, alor là vous êtes mal barrés! Il vous sortira toutes les raisons incroyables de votre soit-disant incapacité d'avoir à bon port. Il est tout simplement entrain de vous tirer vers le bas. Il vous vide de votre réserve d'énergie et vous succe les quelques résidus de forces que vous déntenez. 

Votre soeule solution, c'est d'arriver à lui faire taire pour qu'il reste à vous contempler. 

   

  Les compagnons defaitistes vous injectent le poison qui vous détruisent tout le système huminitaire de votre dynamisme pour enfin vous laisser anéanti, meurtri et perdant.

         je vous souhaite de la bonne compagnie!!!

Par IBRAHIMA AHMED
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 21:42

 

Source:  http://www.hrw.org/fr/node/103868 
Certains progrès ont été réalisés lors de la première année du mandat présidentiel d’Alpha Condé, mais de graves problèmes demeurent

« Le président Condé a réalisé certains progrès dans la lutte contre les graves problèmes de gouvernance et de droits humains dont il a hérité, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Son élection avait suscité de grands espoirs pour une nouvelle ère marquée par la fin d’un long passé d’exactions, et il ne devrait pas décevoir les Guinéens. »
Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch

(Conakry, le 21 décembre 2011) – Le président guinéen Alpha Condé devrait intensifier ses efforts entrepris pour s’attaquer aux problèmes chroniques affaiblissant l’État de droit et ayant nourri des décennies d’exactions, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Condé arrive au terme de la première année de son mandat le 21 décembre 2011.

En particulier, le président Condé devrait s’attaquer à l’impunité dont jouissent les forces de sécurité pour les exactions actuelles et passées, au refus du droit de réunion, à l’insuffisance du soutien au système judiciaire chroniquement négligé, ainsi qu’au retard pris dans l'organisation des élections législatives qui auraient dû être tenues il y longtemps, selon Human Rights Watch.

« Le président Condé a réalisé certains progrès dans la lutte contre les graves problèmes de gouvernance et de droits humains dont il a hérité, mais il reste encore beaucoup de travail à faire », a indiqué CorinneDufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human RightsWatch. « Son élection avait suscité de grands espoirs pour une nouvelle ère marquée par la fin d’un long passé d’exactions, et il ne devrait pas décevoir les Guinéens. »

L'élection pour une grande part libre et équitable qui a porté Condé au pouvoir en 2010 a été largement considérée en Guinée comme ayant le potentiel pour mettre fin à plus de 50 ans d'autoritarisme, de violations des droits humains et de corruption. Mais au cours de l’année écoulée, il y a eu de nouveaux abus des forces de sécurité, y compris des meurtres, une concentration du pouvoir dans la branche exécutive, une faible mise en œuvre de l’État de droit et une augmentation inquiétante des tensions ethniques, a affirmé Human Rights Watch.

Le gouvernement de Condé a fait quelques efforts pour discipliner et professionnaliser les forces de sécurité, auteurs chroniques d’exactions. Mais au moins cinq hommes ont été tués et plus de cent personnes ont été blessées lors de plusieurs incidents de recours excessif à une force meurtrière, de pillage et de criminalité de la part des forces de sécurité au cours de l’année écoulée. Aucun de ces incidents n’a fait l’objet d’une enquête, et aucun chef d’accusation n’a été établi.

Le gouvernement a fait preuve d’un plus grand respect des droits à une procédure régulière, a reconnu Human Rights Watch. Mais le soutien au système judiciaire a été insuffisant et peu de progrès ont été réalisés pour exiger des comptes aux auteurs des massacres de manifestants par les forces de sécurité en 2007 et 2009.

Les tensions ethniques et politiques restent élevées, notamment entre les Guinéens du groupe ethnique Malinké - auquel appartient Condé - et les Peuls, dont beaucoup ont soutenu son adversaire lors de l’élection de 2010 ; ceci soulève des préoccupations quant aux violences entre membres de ces deux groupes. Les observateurs nationaux et internationaux soutiennent que les actions ou l'inaction du gouvernement de Condé ont considérablement aggravé ces tensions. Il s'agit notamment de l’absence de sanction par le gouvernement à l’encontre des membres des services de sécurité pour les insultes ethniques contre les Peuls ; des pratiques de nomination discriminatoires qui ont abouti à la désignation par le président d’un nombre disproportionné de personnes appartenant au groupe ethnique Malinké ; et, parfois, de l’utilisation partisane des services de sécurité et du système judiciaire pour réprimer et punir des membres de l’opposition politique pour le simple fait d’exercer leur droit à la liberté de réunion pacifique.

Le président Condé a récemment pris l’initiative louable de créer un « Comité de réflexion » pour promouvoir la réconciliation nationale. La Guinée a besoin de toute urgence d’un mécanisme de vérité et de réconciliation ayant la capacité d’explorer les causes profondes des conflits communautaires durables et des régimes répressifs successifs, selon Human Rights Watch. Toutefois, ceci ne devrait signifier en aucun cas une amnistie, de droit ou de fait, pour les auteurs de crimes internationaux graves, tels que les crimes contre l’humanité.

« Le président Condé détient à la fois une opportunité et la responsabilité de diriger un gouvernement qui profitera à tous les Guinéens, quelle que soit leur région d’origine, leur appartenance ethnique ou leur affiliation politique », a conclu Corinne Dufka. « Il doit intensifier ses efforts pour garantir la transformation réussie de la Guinée, d’un État auteur d’exactions en un État qui garantit les droits de tous ses citoyens. »

Les enjeux en Guinée

Élections législatives et gouvernance 
Au lieu de procéder à des élections législatives d’ici la fin de 2011 comme il l’avait promis, le président Condé a insisté pendant une grande partie de l’année sur la révision des listes électorales, demande qu’il a abandonnée depuis. Il n’y a pas eu d’élections législatives depuis 2002, les Guinéens se voyant ainsi refuser une représentation politique.

Le président Condé a fait des progrès dans l’amélioration de la gouvernance financière et dans la lutte contre la corruption en éliminant des fonds discrétionnaires au sein de différents ministères, en adoptant un nouveau code minier pour améliorer la gestion des vastes ressources naturelles de la Guinée et en mettant en place une ligne téléphonique d’urgence pour signaler les cas de pots-de-vin et de corruption. Toutefois, plusieurs partenaires internationaux interviewés par Human Rights Watch ont déclaré que les négociations portant sur plusieurs contrats miniers et d’infrastructures, qui étaient gérés par la présidence, manquaient de supervision et de transparence.

Le système judiciaire et les conditions de détention 
Des décennies de négligence et de manipulation de l’appareil judiciaire par les administrations successives ont généré des lacunes considérables dans le système, entraînant l’impunité pour toutes les classes de crimes. Le budget alloué au système judiciaire depuis plusieurs années, y compris en 2011, a représenté moins de 0,5 pour cent du budget national (un expert régional de la réforme du secteur de la justice a indiqué à Human Rights Watch qu’une allocation budgétaire acceptable devrait être d’au moins 5 pour cent.) le gouvernement n’a pas encore mis en place leConseil supérieur de la Magistrature de 17 membres chargé de la discipline, de la sélection et de la promotion des juges. 

Le gouvernement du président Condé a destitué plusieurs juges et autres membres du personnel judiciaire impliqués dans la corruption et a assermenté 38 nouveaux juges pour la Cour d’appel de Conakry en juillet. En mai, le gouvernement a libéré de nombreux détenus qui se trouvaient en détention provisoire prolongée pour des délits mineurs et, à peu d’exceptions près, les droits en matière de détention et de procédure régulière de la cinquantaine de personnes arrêtées après une tentative d'assassinat contre le président en juillet semblent avoir été respectés.

Mais il existe de graves pénuries de personnel judiciaire, ainsi que des infrastructures et des ressources insuffisantes pour le système judiciaire, ce qui contribue à des abus, notamment à des détentions préventives prolongées et à de mauvaises conditions carcérales. Les prisons et les centres de détention sont gravement surpeuplés, avec une alimentation, une hygiène et des soins médicaux insuffisants pour les détenus. Le plus grand centre de détention, conçu pour 300 prisonniers, en accueille plus de 1 000. Entre 80 et 90 pour cent des détenus en Guinée sont en détention préventive prolongée.

À plusieurs reprises, le gouvernement semble avoir utilisé les forces de sécurité et le système judiciaire à des fins partisanes. En trois occasions au moins, des membres de partis d’opposition et des groupes de défense des droits humains se sont vu refuser la permission de se réunir. En avril, le gouvernement a interdit un rassemblement pour accueillir le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo, de retour en Guinée ; plusieurs partisans de l’opposition ont été par la suite jugés et condamnés pour avoir participé à ce rassemblement. En septembre, le gouvernement a refusé sa permission pour une cérémonie de groupes de défense des droits humains et une manifestation de l’opposition politique pour commémorer le massacre de 2009, et en décembre les forces de sécurité ont dispersé une réunion pacifique de partisans de l’ex premier Ministre Lansana Kouyaté à Kankan. Des dizaines de membres de l'opposition ont été arbitrairement arrêtés, mais la plupart ont ensuite été relâchés ou graciés par le président.

Devoir de rendre des comptes pour le massacre du 28 septembre 2009 et autres crimes
Les progrès ont été insuffisants pour ce qui est d’exiger des comptes de leurs actes aux membres des forces de sécurité impliqués dans le massacre de septembre 2009 d’environ 150 personnes et le viol de plus de 100 femmes lors d’une manifestation pacifique dans le principal stade de la capitale, organisée pour protester contre la poursuite du régime militaire du Capitaine Moussa Dadis Camara, alors dirigeant du pays. Des membres de la Garde présidentielle, des gendarmes, des policiers anti-émeute et des membres des milices en civil ont ouvert le feu sur la foule se trouvant à l’intérieur du stade bondé et sur les personnes qui tentaient de s’échapper, commettant également des agressions sexuelles brutales contre des femmes.Un rapport de 2009 de la Commission d’enquête internationale dirigée par l’ONU a conclu que les exactions commises constituaient probablement des crimes contre l’humanité. En 2010, le gouvernement d’alors a promis de traduire en justice les auteurs de ces actes et a nommé trois juges d’instruction.

Toutefois, durant la première année du mandat présidentiel de Condé, il y a eu peu de preuves publiques de progression dans l’enquête et aucune preuve des efforts du gouvernement pour localiser plus de 100 corps dont on pense que les forces de sécurité se sont secrètement débarrassées. Le refus du gouvernement pendant une grande partie de l’année d’assurer la sécurité des juges d’instruction, ainsi que la nomination à de hautes fonctions par le président Condé de deux hommes impliqués dans le massacre, ont mis en cause son engagement à garantir la justice pour les crimes commis. Les autorités n’ont mené aucune enquête, et encore moins exigé des comptes, pour aucun des membres des forces de sécurité responsables du massacre en 2007 de quelque 130 manifestants.

Comportement des forces de sécurité 
Le gouvernement a fait certains efforts pour réduire le nombre des membres des forces de sécurité qui s’élevait à environ 45 000 au début du mandat de Condé, afin de limiter la présence de soldats dans les rues et d’assurer une plus grande discipline de la part des forces de sécurité répondant aux manifestations. Mais il y a eu de nouveaux abus et aucun changement dans l’impunité dont jouissent ces forces.

Human Rights Watch a documenté les cas d’au moins 5 hommes qui ont été tués et au moins 100 autres qui ont été blessés lors de deux incidents de recours excessif à la force par la police et les gendarmes dans leur réaction aux rassemblements du 3 avril et des 27 et 27 septembre. Durant les deux incidents, les membres des forces de sécurité s’en sont pris à de nombreux manifestants et ont volé des téléphones portables, des montres, de l’argent, des appareils photo et autres objets durant les ratissages de quartiers largement peuplés par des membres de l’opposition politique. Ils ont également employé des insultes techniques contre des membres du groupe ethnique Peul. Durant les violences du mois de septembre, ils ont par ailleurs empêché les blessés de recevoir des soins, notamment en intimidant le personnel médical à l’Hôpital général Donka. Également en septembre, des gendarmes ont violé collectivement une jeune fille de 14 ans.

Tout au long de l'année, les membres des services de sécurité ont été impliqués dans de nombreux actes crédibles de criminalité, notamment des extorsions de fonds aux postes de contrôle et la sollicitation de pots-de-vin pour libérer des négociants et des membres de l’opposition, dont certains avaient été arbitrairement détenus. Lors d’un incident au début du mois d’octobre, des hommes armés et en uniforme à bord de deux pickups de l’armée ont pillé au moins 12 boutiques et tué un marchand qui tentait de résister. Il n’y a eu aucune tentative de mener une enquête, de sanctionner ou d’engager des poursuites contre les personnes impliquées dans ces exactions.

Par IBRAHIMA AHMED - Communauté : GUINEE
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 00:59
Un an après son arrivée au pouvoir, le président guinéen Alpha Condé a rencontré ce mardi au Palais Sekhoutérayah les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement, les membres du corps diplomatique et représentants des institutions internationales et d'autres invités de marque.

Alpha Condé a fait le bilan d'un an de gestion du pouvoir, parlé de ses perspectives. Voici l'intégralité du discours du président Condé.

Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers invités, hôtes étrangers qui vivez parmi nous !

C’est un réel bonheur pour moi de vous recevoir cet après-midi pour partager ensemble ces quelques heures qui nous séparent du 1er anniversaire de l’investiture que le peuple de Guinée a bien voulu me confier. Aujourd’hui, je veux exposer franchement et clairement où nous, en tant que pays, avons été, où nous sommes à présent, et où nous allons dans le futur.

La Guinée a connu 50 années difficiles. Dans ces moments d’épreuves, avec les jeunes et les femmes, nous nous sommes battus pour transformer notre présent en un futur de liberté et de prospérité. 

Depuis une année donc, à travers des élections libres et transparentes, les guinéennes et guinéens ont institué un régime du peuple par le peuple et pour le peuple auquel ils aspiraient fortement, et pour lequel ils ont consenti de lourds sacrifices. Nous tenons ici à rappeler au peuple que ce pouvoir est le sien, cette victoire de la démocratie est la sienne. C’est le juste résultat de son combat.

L’année qui finit bientôt n’a pas été facile. Nous revenons de loin. Notre passé a été sombre et divisé. Notre avenir doit être comme une seule nation, un seul pays, partagé par tous pour le bénéfice de tous. Étape par étape vers une vie meilleure : telle est notre ambition. L’année 2011 a été meilleure que 2010. L’année 2012 doit être meilleure que 2011.

Pendant cette première année, il nous a fallu poser les fondations d’un véritable Etat de droit, d’une administration plus performante et du retour de notre pays sur la scène internationale. Tout au long de cette année, nous avons du faire des choix difficiles et prendre des initiatives audacieuses. Le commencement du développement des infrastructures et de l’énergie, le nouveau code minier, la reforme de l’armée, et les nombreuses réformes structurelles entreprises étaient des préalables nécessaires au changement souhaité par les guinéennes et les guinéens.

Sans vous, qui avez su faire preuve de compréhension, de patience, d’abnégation et de patriotisme, rien de tout cela n’aurait été possible. Et nous n’aurions pas été en mesure de relever les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous ai promis le changement. Avec votre soutien, je créerai les conditions d’une vie décente pour tous, sans discrimination aucune. Et, surtout je donnerai l’espoir que nos fils et filles vivront mieux que nous dans une Guinée réconciliée avec elle-même, avec son histoire, une Guinée prospère et solidaire.

L’année 2011 a donc été une année d’efforts, de travail incessant et de mutations. A l’image de la préparation d’un champ, nous avons réussi durant les 12 mois derniers, à défricher, labourer et semer les graines qui annoncent d’abondantes moissons. 

En cette fin d’année, les premières pousses sortent de terre. Déjà, notre situation financière et macroéconomique s’est notablement améliorée. En effet, le 23 novembre dernier, la Banque Mondiale et le FMI nous ont félicités pour le respect de nos engagements, et des mesures que nous avons prises pour le redressement de notre économie. Le labeur et les difficultés n’ont pas été vains. Des résultats qui augurent d’un lendemain meilleur ont été atteints :

- le déficit budgétaire qui était de 13 pour cent a été ramené à 2 pour cent,
- à notre arrivée, les réserves en devises, de la Banque Centrale, couvraient à peine 8 jours d’importation, aujourd’hui elles peuvent couvrir 5 à 6 mois d’importation,
- L’inflation a été stabilisée et le taux de croissance passe de 1.5 pour cent à environ 5 pour cent, dans les quatre prochaines années
- Les mesures d’incitation (mise à disposition des engrais et d’outillage agricole dont les tracteurs ainsi que l’encadrement technique des paysans) ont permis une augmentation de 8 pour cent de production en cours.
- Nous avons réintégré toutes les institutions financières internationales et nous espérons atteindre bientôt le point d’achèvement de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettes (PPTE). Ce programme du FMI nous permettra de concrètement voir réduite notre dette de deux-tiers en effet. Cette dette de 3 milliards 100 millions de dollars sera réduite de 2 milliards 400 millions de dollars courant 2012. 

Les transformations en cours et l’assainissement de l’environnement des affaires ont renouvelé la confiance de nos partenaires étrangers. Ils viennent de plus en plus nombreux en Guinée, motivés par les mesures prises contre la corruption et notre nouvelle politique de partenariat gagnant-gagnant. Nos partenaires étrangers sont rassurés par nos initiatives de renforcement de la transparence dans l’octroi des marchés publics et ils ont apprécié la mise en place du Guichet Unique ainsi que la création de l’Agence pour la Promotion des Investissements (API). 

Grâce à nos réformes, les formalités liées à la création d’une entreprise en Guinée prennent aujourd’hui moins de 10 jours, alors qu’il en fallait deux mois par le passé.

Dans le secteur minier, un des piliers de notre économie, nous avons entamé une réforme de fond visant, d’une part, à accélérer le développement de nos mines, longtemps restées dormantes, et d’autre part à assurer des revenus plus importants pour l’ Etat, pour les entreprises et pour les populations. Il s’agit de mieux défendre des intérêts de la Guinée en créant des conditions attractives pour les investisseurs. Il était important de revoir l’ensemble des contrats miniers.

J’ai commencé le travail d’assainissement par un diagnostic du secteur minier en associant tous les acteurs nationaux. Je me suis ensuite informé au niveau international pour identifier les meilleures pratiques qui existaient à travers le monde. Nous sommes ainsi arrivés à un nouveau Code minier, qui constitue un compromis positif entre, d’un côté les intérêts légitimes du peuple de Guinée, véritable propriétaire des ressources et de l’autre côté nos partenaires que sont les sociétés minières. Nous pouvons être fiers d’avoir eu l’ambition, le courage et la détermination d’établir un code innovant, à la pointe des nouvelles normes d’équité, de développement durable et de transparence, qui déjà fait figure de référence pour d’autres pays miniers.

Grace à ce nouveau code, la Guinée va enfin être en mesure de mettre à profit les immenses ressources naturelles dont nous disposons. Les dizaines de milliards de dollars, qui vont être investis en 10 ans vont propulser l’économie guinéenne à une toute autre échelle. Les retombées directes et indirectes de ces investissements miniers vont générer des milliers d’emplois, stimuler un important transfert de technologie et permettre une importante amélioration des conditions de vie des populations. 

L’adoption du Code minier constitue la première étape d’un processus, qui comprend en second lieu la mise en place, étape par étape, d’un cadre précis de révision des contrats existants. Ce document appelé « due process », en anglais, vient d’être finalisé par nos équipes techniques. Il permet de clarifier pour nos partenaires étrangers la méthodologie à travers laquelle chaque contrat sera analysé en conformité avec le nouveau code minier et dans le souci de protéger les investissements de nos partenaires tout en respectant et en garantissant les droits et les responsabilités de part et d’autre.

Plus que les mines, le développement des infrastructures et de l’énergie apportera des changements visibles dans la vie des Guinéennes et Guinéens et assurera une évolution durable de notre économie. Ces énormes projets de construction de routes, de chemins de fer, d’usines de transformations qui accompagnent naturellement des activités minières vont engendre des milliers d’emploi qualifies et bien rémunérés. Nous pouvons d’ores et déjà citer : 
- La construction du chemin de fer « trans-guinéen », qui permettra de relier Conakry à Bamako par le train en augmentant considérablement la quantité des échanges tout en réduisant leurs couts.
- L’agrandissement et la modernisation des ports de Conakry et de Kamsar vont nous doter de ports modernes d’une capacité nous permettant de devenir le leader sous régional et les partenaires privilégiés de nos voisins.
- La construction des Ports de Matakan et de Benty va assurer l’exportation de nos minerais pars les bateaux de 300,000 tonnes, et nous permettre aussi d’être très compétitifs face à la concurrence d’autres pays miniers. 

Je sais combien le problème de l’électricité n’épargne personne en Guinée. Pas plus tard qu’il y a deux semaines une coupure est survenue au Palais du peuple alors même que je m’adressais à la jeunesse. Les jeunes, réunis a l’occasion du salon de l’emploi, n’ont pas manqué de me rappeler qu’ils comptent personnellement sur moi, et qu’ils ne souhaitent par exemple plus devoir préparer les examens à la lumière des lampadaires autour de l’aéroport parce que leur famille n’as pas d’électricité à la maison.

Cette situation dure depuis trop longtemps et n’est plus acceptable. Bientôt les améliorations seront visibles. Vous avez été nombreux à suivre l’arrivée des groupes thermiques. 125 mégawatts supplémentaires suivent et vont permettre d’améliorer la desserte en électricité des foyers de la Ville de Conakry d’ici en 2012.Cela signifie que les populations de Conakry auront de l'électricité à plus de 16 heures par jour.

Pour vraiment remédier au problème, il nous faut faire un travail de fond, acquérir de nouvelles capacités tout en améliorant les réseaux de distribution. Je sais que cela prend du temps, mais c’est le temps de bien faire. Plus de solutions bâclées, qui ne durent que le temps d’une campagne électorale ! Dans ce domaine comme dans d’autres, l’aléatoire et le bricolage peuvent être pire que le manque. Nous méritons de vraies alternatives économiques et écologiques, telles que des énergies propres.

La solution définitive du problème d’électricité dans notre pays se trouve dans la construction de barrages hydroélectriques. Les travaux de Kaléta ont déjà démarré par la construction de la route d’accès. Nous avons nous même financé le lancement des études et des travaux qui seront réalisés par une des plus grandes entreprises spécialisées de la Chine. 

Je peux aujourd’hui vous annoncer qu’après des décennies de faux départs et d’annulations, le barrage de Foumi va enfin être réalisé et que le financement a été obtenu grâce au dynamisme et à la mobilisation des jeunes issus de la diaspora guinéenne en Europe et en Amérique du Nord. 

Le Premier Ministre se rend dans la semaine en Haute Guinée pour inaugurer la mise en place de système d’éclairage solaire dans les rues de Kankan et va officiellement annoncer aux autorités locales le démarrage des travaux de Foumi pour janvier 2012. Les études des mini-barrages de Zegbéla, Mongo et Foutah sont elles aussi en cours. Pour Souapiti et Amariya, situés sur le fleuve Konkouré comme Kaléta, la recherche de financement est engagée.

Tous ces grands travaux doivent s’accompagner d’une nouvelle culture de travail, axée sur des résultats. J’ai demandé aux Ministres concernés de s’assurer que les entreprises qui exécutent les travaux maintiennent leurs équipes 24h/24 en roulement 3 à 8. Par exemple l’Echangeur du pont 8 novembre et la route Kissosso/Dabompa doivent se réaliser dans les meilleurs délais sans en sacrifier la qualité. 

Notre ambition de jeter les bases d’une vraie démocratie suppose aussi la reforme du secteur de défense et de sécurité, que j’ai résolument entamée dès mon investiture. Je dois saluer nos forces armées, qui ont partagé cette vision républicaine et accepté toutes les mesures de cette grande réorganisation. Aujourd’hui, l’armée est dans les casernes, mobilisée et motivée pour la professionnalisation et la modernisation de ses forces.

Mon projet est de renouer avec la tradition d’une armée guinéenne, qui faisait la fierté de l’Afrique. Je souhaite d’une part lui donner les moyens d’être une armée véritablement républicaine capable d’assumer sa fonction traditionnelle de défense de l’intégrité du territoire. Et d’autre part, je souhaite la voir aller plus loin en s’impliquant aussi dans le développement économique et social du pays. Déjà, l’armée est fortement impliquée, à travers le Bataillon du Génie Militaire, dans la réalisation des routes et la construction de diverses infrastructures telle que la route d’accès au site du barrage hydroélectrique de Kaleta.

Le recensement biométrique en cours va favoriser le suivi de la formation à la retraite de chaque soldat et de chaque officier. Désormais, chaque avancement en grade doit correspondre au préalable une exigence de formation. 

Le départ à la retraite de 4.200 éléments se fera avec un plan d’accompagnement pour chaque homme. La fin de service dans l’armée comme dans la fonction publique en générale doit bientôt être perçue comme une nouvelle opportunité et non comme un désespoir.

Dans quelques jours, nous serons en 2012. 2012 sera pour la Guinée, l’année de la floraison et l’année de la transformation. C’est au cours de cette année 2012 que nous sentirons tous, de façon tangible, une amélioration progressive de notre mode de vie. C’est en effet en 2012 que nous moissonnerons les récoltes semées en 2011. 

Toutes ces réalisations que je viens d’énumérer, et j’en ai laissé beaucoup, ne constituent que les premières et fragiles germinations. Elles sont fragiles. Elles ont besoin de notre attention. Nous devons les entretenir, les arroser et les multiplier pour avoir un bon champ et une belle récolte. 

Je connaissais les difficultés de la tâche, mais ce que j’ai trouvé est pire que ce que j’avais imaginé. Notre pays, la société, l’économie et l’Etat étaient en agonie. Notre pays était blessé et malade. Donc je continuerai à demander des efforts pour que les récoltes à venir soient à la hauteur des graines germées. 

Pour autant nous ne devons pas relâcher nos efforts. De nouveaux chantiers nous attendent et trois priorités se dégagent: 
- Renforcer l’unité nationale,
- Changer et améliorer la vie quotidienne des populations,
- Transformer l’économie et attirer les investissements internationaux.

Pour renforcer l’unité nationale, je veillerai personnellement à la poursuite du dialogue politique multipartite que j’ai initié en recevant les leaders politiques le 15 novembre dernier. Le dialogue politique tourne autour de la préparation et de l’organisation des élections législatives 2012. Comme je l’ai dit aux leaders des partis politiques, ma position m’oblige à rester au dessus de la mêlée, mais conformément à leur demande explicite, je veille à la bonne marche du dialogue et j’encourage les parties prenantes à l’écoute et au compromis indispensables pour trouver un accord. 

Je souhaite, avec l’ensemble des guinéennes et guinéens, que les élections législatives se tiennent le plus rapidement possible en 2012. Et comme je l’ai déjà dit, sur la base d’un chronogramme consensuel prenant en compte le point de vue de toutes les parties impliquées.

Le renforcement de l’unité nationale passe par la réussite du processus de réconciliation nationale. Ce processus est difficile, mais indispensable pour la cohésion de notre nation et pour la construction de sa mémoire historique. La Commission provisoire chargée la réconciliation nationale, qui a été mise en place, co-présidée par l’Archevêque et l’Imam de la Grande Mosquée de Conakry, a tenu une rencontre le 15 décembre dernier.

Les deux vénérables religieux ont installé des groupes de dialogue dans toutes les préfectures et ont débuté leur collaboration avec des experts nationaux et internationaux pour guider et accompagner nos efforts. Leurs premières observations nous donnent l’espoir que nous sommes sur un bon chemin et la réconciliation dans notre pays est non seulement possible mais en route. 

Je crois profondément que le changement tant attendu, pour être concret, doit se manifester et s’ancrer dans la vie quotidienne des guinéennes et des guinéens. Par delà l’amélioration de la desserte en eau et en électricité, en plus de la construction de routes et de ponts ; d’autres secteurs clés doivent être d’avantages pris en compte durant l’année à venir : inclus l’agriculture et la mise en avant les femmes et les jeunes.

Mon but fondamental pour la Guinée est la souveraineté alimentaire. Nous devons, encore une fois, apprendre à produire ce que nous consommons et à consommer ce que nous produisons. Le développement agricole est notre meilleur outil de lutte contre la pauvreté. Nous sommes un pays majoritairement agricole. 70 pour cent d’entre nous vivent du travail de la terre. Nous disposons de 6 millions d’hectares de terres cultivables, dont nous n’utilisons que 10 pour cent , tandis que nous importons le riz et les autres denrées, qui constituent l’essentielle de notre alimentation. Accroitre notre potentiel agricole nous permettra d ‘atteindre un triple objectif :
- Assurer la sécurité alimentaire de chaque famille 
- Rééquilibrer notre balance commerciale en exportant plus que nous importons
- Devenir un des greniers du monde dans un contexte international ou la nourriture devient un enjeu crucial.

Dans un pays où 70 pour cent de la population a moins de 30 ans, les jeunes sont les premiers artisans du développement. D’autre part les femmes, qui traditionnellement sont le pilier de leur foyer, ont prouvé leur capacité d’entreprendre et d’assurer la redistribution de leurs revenus pour le bien-être de la communauté. C’est pourquoi j’avais mis en place le Fonds de solidarité des femmes et le Fonds de solidarité des jeunes. Pour pérenniser ces différents fonds, une Agence nationale pour la micro finance a été créée.

Cette Agence va collaborer avec les institutions de microcrédits, et très bientôt, les premiers fonds seront débloqués pour encourager l’entreprenariat féminin et favoriser l’emploi jeune. Dans ce domaine, les efforts seront renforcés et amplifiés dans les mois à venir. 

Pour les jeunes, le service civique et d’action pour le développement (SCAD) sera bientôt fonctionnel. C’est un engagement volontaire du jeune pour améliorer sa formation et exercer ses compétences. J’ai donné des instructions pour que le 1er Conseil d’Administration de ce service se tienne incessamment et examine le plan d’action pour le lancement effectif des activités. Les premiers jeunes volontaires non scolarisés, déscolarisés et diplômés sans emploi seront alors recrutés.

Mesdames, Messieurs, chers invités, 
La lutte pour le changement a été le combat de tous : syndicats, partis politiques, société civile, jeunes et femmes. Toutes les couches sociales de notre pays se sont données la main pour que la période d’exception aboutisse à l’établissement d’une démocratie véritable. Je garde dans mon esprit et dans mon cœur l’apport particulier de chacun.
Je profite de cette occasion pour féliciter et remercier les mouvements syndicaux pour le soutien qu’ils n’ont cessé d’apporter à mon action. La commission tripartite mise en place pour étudier ensemble et proposer des mesures concrètes pour la définition du salaire minimum de la retraite et de l’assurance maladie est le meilleur exemple de la collaboration indispensable entre toutes les forces vives de notre nation. 

Aux dirigeants et militants des partis politiques, je renouvelle mon engagement solennel à protéger les libertés dans le respect de la loi. Je leur demande de poursuivre leur mission d’éducation civique des militants et des populations, car il est important que le rôle de creuset des partis politiques pour la construction de la nation soit affirmé et promu.

Comme j’ai dit, étape par étape vers une vie meilleure : telle est notre ambition. A chaque étape, nous cherchons à faire deux choses simultanément : unifier notre nation, mais aussi la changer. En tant que Président, je suis chargé à la fois de la responsabilité de cette unité et de l’urgence de ce changement.

Je dois écouter et avancer. Je dois être à la fois « un homme pressé » et « un leader qui unifie son peuple ».

Ce double rôle requiert des qualités différentes. Le Premier –d’unifier- a besoin d’un président pour rassembler, faire des compromis, aborder avec humilité la tâche d’associer différents intérêts ensemble, des mouvements et des personnes. 

Je m’engage à faire cela. Je ferai de mon mieux pour combler les différences, accueillir des opinions contradictoires et de guérir les traumatismes de la division.

La seconde – qui consiste à changer la réalité quotidienne de la vie des gens pour le meilleur- le Président doit être résolu, déterminé et franc dans la poursuite de l’amélioration des services de base dont notre population a désespérément besoin.

Unité est un impératif politique profond. Mais l’amélioration de l’électricité, des routes, des infrastructures, des services de base et des emplois sont aussi très importants et représentent une urgence fondamentale pour les Guinéens qui ont vécu dans la pauvreté et les privations pendant trop longtemps.

La Guinée représente peut-être mieux que toute autre nation le paradoxe de l’Afrique: Des pays riches aux populations pauvres. Riche en ressources et potentiels ; pauvre dans les conditions de vie et réalités quotidiennes. Cela doit être changé et mon engagement pour le changement est absolu et déterminé.

Nous devons comprendre aussi que ces deux rôles sont, au niveau le plus profond, intimement liés : Si nous ne gardons pas notre Nation unie, nous n’aurons jamais l’espace politique de la changer. Mais si nous ne changeons pas quotidiennement la vie de notre peuple pour le meilleur, nous n’aurons jamais la réalisation physique nécessaire pour soutenir la politique. Les deux vont donc finalement ensemble. Ils se soutiennent mutuellement. Et moi, en tant que Président, je vais faire les deux, ensemble avec la même détermination et la même résolution.

J’ai lutté longtemps pour le changement, la liberté et la prospérité de notre pays. Je sais que l’une des conditions pour promouvoir la liberté et la prospérité est de rassembler tous les guinéens, toutes les guinéennes. Le temps que nous perdons dans les conflits politiques et sociaux peut être mieux utilisé pour bâtir l’avenir de nos enfants.

La richesse dont la Providence et la Nature ont doté notre pays nous permet d’être ambitieux, de nous projeter dans l’avenir en nous donnant les moyens d’être une nation émergente dans les années à venir. 

Cependant, ni la Nature ni la Providence ne peuvent développer la Guinée à notre place. Il nous faut retrousser nos manches et protéger nos premières pousses afin de les entretenir jusqu’à la récolte. J’ai hâte de voir la Guinée vivre à la hauteur de son potentiel. Cela passe par le travail, par l’unité, par la rigueur et par la solidarité.

Conakry, le 21 décembre 2011
 

Amadou Tham Camara 
Conakry, Guinée 

Source: http://www.guineenews.org/

 

Par CONAKRYKA - Communauté : GUINEE
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 23:51

Dans l’article relatif au mandat d’arrêt qu’AC avait malencontreusement demandé à Interpol de lancer contre Bah Oury, j’avais repris, pour qualifier notre « Pr. de droit », l’expression « PD élu », une marque déposée de l’alliance «arc en Condé» et des médias sous son contrôle. Ce raccourci hardi a déclenché contre ma personne et ma communauté une vague de clameurs niaises émanant de la « Condélatrie ». Il arrive que quand les nuls vous lisent, ils vous nuisent. Je n’ai pas parlé de « pédé élu », formulation vulgaire que j’évite à tout prix. J’aurais écrit « Pré.dé. élu » que des « condéistes »  se seraient jetés sur moi à bras raccourcis.

Lorsque je parle d’un dirigeant, sa situation matrimoniale, son orientation sexuelle ou sa religion ne m’intéressent pas. Ce qui m’intéresse, c’est la politique qu’il conduit. Ceux qui m’accusent d’avoir manqué de respect à leur « cher bien-aimé président Alpha Condé » au motif qu’un chef doit être respecté ont peut-être beaucoup lu mais n’ont rien compris. On ne respecte un chef que lorsqu’il est bon et c’est même un devoir impératif que de lutter contre l’injustice. A ce propos, le « printemps arabe » aurait dû inspirer l’Afrique subsaharienne.

Un chef est censé être bon. Mais qu’est-ce qu’un bon chef ? Un bon chef, ce n’est pas nécessairement le plus intelligent, ou le plus instruit, ou le plus riche, encore moins le plus beau. Un bon chef, c’est celui qui est au service de tous les administrés sans aucune discrimination, c’est celui qui essaie en permanence d’être juste. Ce n’est pas facile d’être juste car on n’a pas toujours les bonnes informations pour prendre la bonne décision. L’important c’est d’être honnête avec soi-même, de ne se tromper que de bonne foi et de faire le moins de mal possible. Une des qualités requises pour être un bon chef est aussi de ne pas mentir ou le faire très peu. AC a-t-il une des qualités précitées?

Rappelons ses promesses de campagne qui s’articulaient autour de 6 axes prioritaires
- unité nationale dans le respect de la démocratie et des libertés fondamentales 
- autosuffisance alimentaire 
- école et santé pour tous, avec prise en charge des enfants et des femmes enceintes 
- développement basé sur l’agriculture et la transformation du secteur informel productif 
- programme de réformes structurelles en partenariat avec tous les secteurs d’activité 
- encourager l’investissement étranger. 
Cette énumération permet de constater qu’AC, notre ministre de la défense et chef d’état-major des « donzos », est un haut « fènowo fota », un grand « woulé falè » et un super  « wouya fola » (menteur hors-concours puisqu’il a su grimper toutes les échelles).

En parlant de mensonge, AC en est bien l’incarnation. Tout est ambigu chez lui. Où est-il né ? D’où vient-il ? Qu’a-t-il comme diplôme ? Et surtout où conduit-il la Guinée ? 
Lui qui considère les Peulhs comme des étrangers en Guinée, peut-il nous éclairer sur ses propres origines ?
On a vu une esquisse cohérente de l’arbre généalogique de Cellou Daleinremontant au début du XVIII ème siècle. AC peut-il nous présenter un arbusteou simplement une branche sur ses origines datant de la première moitié du XX ème siècle ?
AC est-il :
-         un soussou assimilé ? 
Il peut s’en prévaloir par sa maîtrise (il ne s’agit pas de diplôme !) de la langue soussou. Il dit être né à Boké mais originaire de la Haute Guinée. On dit que sa mère est soussou, du prénom de Saran, ce qui est étonnant pour l’époque. 
-    un malinké adopté ?
Les « sages » du Mandé ne voulant pas de Lansana Kouyaté (pourtant plus instruit et moins inefficace, c’est tout dire !) ont fait une OPA ethnique sur AC. Il les a tellement déçus (les nominations outrageusement ethniques n’ayant eu aucun impact positif sur leur quotidien) que leur problème actuel est de lui trouver, en leur sein bien entendu, un remplaçant. Le banc de touche semble vide. L’adopté n’a pu s’adapter.
-         un forestier associé ? 
Il n’y a pas d’ethnie « forestière » mais on a un exemple parfait de la manipulation politique par le levier ethnique. L’association du cheval et du cavalier ! Comme n’a cessé de le répéter Mme Adji Barry Baud, le capitaine Moussa Dadis Camara a été manipulé afin de le chasser et installer Sékouba Konaté dans le but ultime de remettre le pouvoir à AC. C’est criminel mais efficace. Il ne faut jamais sous estimer AC qui, bien que matérialiste, a su se déguiser en imam à Pinè. Le faire ne serait pas une simple erreur mais un crime !
-         un peulh dénaturé ? 
Qui sait? Quand on voit ce que des citoyens de mère peulhe font à leurs oncles, cette piste n’est pas totalement à exclure. Hitler même aurait des origines insoupçonnées.
-         un mossi camouflé ? 
C’est l’idée la plus répandue. Si effectivement AC est d’origine mossi, où est le problème? Ce serait même une fierté ! Les Mossis sont un peuple très dynamique au passé glorieux. Ils ont largement contribué, par leur travail manuel et intellectuel, à la prospérité de la Côte d’Ivoire.
Le père d’AC était, parait-il, plus balafré que ne le fut Tombalbaye. En quoi cela est-il gênant ? C’est le manque de transparence qui crée la suspicion. Quand on voit les liens trop étroits pour être honnêtes entre AC et certains milieux burkinabés ou le projet économiquement aberrant de faciliter au Burkina Faso son accès à la mer par Conakry, on se pose légitimement des questions.
Nous avons tous le droit de savoir si Alifa Condè s’appelle en réalité « Donzodraogo » ou « Incapaoré ». Comment voulez-vous qu’on respecte un moisi qui est le principal distributeur de haine et de violence en Guinée ? La ville de Conakry est devenue « un petit archipel du Goulag », une suite « micro stades du 28 septembre » où croupissent dans des conditions inhumaines des citoyens dont le seul crime est d’appartenir à une certaine communauté qu’il est « donzoreux » de nommer.

Je vous salue.

N.B. : j’avais prévu d’utiliser le terme « donzoreux » depuis un bon moment mais un journal satirique de Conakry m’a devancé. Qu’il en soit remercié !

Ibrahima Kylé Diallo  


Par CONAKRYKA
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